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La Diaspora kenyane, source d'espoirs de retombées économiques
Nairobi, Kenya (PANA) - Le Kenya anticipe sur les importantes
retombées économiques qu'il pourra tirer de sa Diaspora, une fois
que le nouveau projet de loi qui prévoit l'allègement des
procédures d'autorisation des investissements et la
transformation du Centre de promotion des investissements (IPC)
en Office, aura été promulgué, ont constaté lundi des experts
réunis à Nairobi.
Selon Frederick Owiti, directeur du Département des Recherches et
de l'Analyse politique de l'IPC, la transformation de l'organisme
chargé de la délivrance des autorisations d'investissement en
Office d'investissement lui permettra d'inciter le gouvernement à
changer ses politiques d'investissement.
"Nous pouvons aider le gouvernement à attirer les capitaux
étrangers par la vente d'obligations garanties par la Banque
centrale du Kenya. Nous sommes présentement en train de discuter
de la délivrance de ces obligations qui seront rémunérées sur la
base d'un taux d'intérêt de deux pour cent environ", a affirmé M.
Owiti, dans un entretien accordé à la PANA.
Selon ce dernier, la cession de ces obligations à des étrangers
va générer des capitaux suffisants qui pourraient être utilisés
pour le rachat des entreprises à capitaux publics inscrites au
tableau des entreprises à privatiser.
Le Kenya souffre de l'absence de politiques visant à attirer
l'expertise et les capitaux d'investissement étrangers
disponibles au niveau de sa Diaspora.
Les Kenyans de la Diaspora accusent le gouvernement de poursuivre
des politiques d'immigration "possessives" en apportant des
restrictions à leurs possibilités de participer aux efforts de
construction nationale.
"Le projet de constitution kenyan renferme des dispositions
relatives à la double citoyenneté. Les investisseurs étrangers
qui arrivent au Kenya ont le sentiment que leurs investissements
sont en sécurité lorsqu'ils bénéficient de la citoyenneté, tout en
conservant leur nationalité d'origine", a déclaré M. Owiti.
L'IPC, un organisme officiel créé par le gouvernement kenyan au
début des années 90 pour attirer les investissements étrangers, à
une époque marquée par la baisse des financements accordés à ce
pays de l'Afrique de l'Est par les donateurs, devrait jouir de
pouvoirs élargis une fois que le projet de loi sur les
Investissements, adopté par le Parlement il y a deux semaines,
aura été promulgué.
S'exprimant en marge d'une conférence de trois jours sur "l'afflux
des cerveaux" (par opposition au phénomène de la fuite des
cerveaux) qui a démarré ses travaux lundi, à Nairobi, M. Owiti a
indiqué que le Centre d'investissements, chargé de rechercher et
d'autoriser de nouveaux investissements chaque année, étudie
diverses démarches susceptibles d'attirer les capitaux étrangers.
M. Owiti a indiqué qu'à l'instar des pays asiatiques, le Kenya
explore de nouvelles voies pour attirer les investissements par
le biais de la sous-traitance et de l'afflux des fonds de la
Diaspora pour un éventuel rachat des sociétés publiques à
privatiser.
Cependant, le président du Centre régional africain
d'Informatique, Shem Ochuodho, estime que les professionnels
africains pourraient aider à créer des emplois en investissant
dans les Technologies de l'information (TI) et en utilisant la
main-d'oeuvre à bon marché.
"Les experts africains travaillant en dehors du continent peuvent
contribuer à la création d'emplois en vendant des logiciels aux
entreprises étrangères et en sous-traitant le reste des travaux à
d'autres spécialistes africains ayant préféré rester sur le
continent pour y travailler", a noté M. Ochuodho.
L'expert en Informatique a affirmé que les sociétés africaines
devraient s'unir pour former de grands ensembles afin d'être en
mesure d'investir le marché international à chances égales, tout
en notant que le coût de la main-d'oeuvre qualifiée est beaucoup
moins élevé en Afrique.
Nairobi - 21/12/2004
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