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PENSÉE
Engelbert MVENG - Page Principale
Engelbert MVENG.
WHO IS ENGELBERT MVENG ?
Jonathan Derrick reveals the following about him:
A native of Cameroon, the now-deceased (according to my source) Doctor Engelbert Mveng was a historian, author, artist and Catholic priest.
- Reverend Father Mveng was an accomplished and world-reknown scholar.
- Was born on May 9, 1930 in Enam-Ngal, in the Ntem Division of Cameroon.
- Attended mission and diocesan schools in Ebolowa and Yaounde between 1936 and 1948. Later on, he respectively attended attended and taught the seminary in Akono and Otele.
- Completed his training as a Jesuit novitiate in Congo-Kinshasa (formerly known as Congo-Belge, and Zaire. Now referred to as Republic Democratic of Congo) between 1951 and 1953. He then left for Europe in 1954 for studies in three (3) Licenses in Theology, Letters, Philosophy as well as a doctorate in philology from the University of Paris in 1964.
Once he returned to Cameroon in 1965, he lectured in the Department of History at the University of Yaounde and rose to the Head of Department level on several occasions.
He served as the country's Director of Cultural Affairs and won several prizes for his scholarly and artistic works. His various manuals and texts, such as "L'histoire du Cameroun" have been revised several times since 1963. The latest edition in the series on Cameroon history was published in 1984.
L'auteur :
Mort assassiné le 22 avril 1995, le RP Mveng était, au delà de son appartenance à la Compagnie de Jésus, une grande figure de la culture africaine.
Publications d'Engelbert MVENG
Livres :
Mveng, Engelbert : Les Sources grecques de l'histoire négroafricaine, Paris, Présence Africaine.
Mveng, Engelbert & B.L. Lipawing. Théologie, libération et cultures africaines : dialogue sur l'anthropologie négro-africaine. C.L.E. ; Présence africaine, 1996.
Mveng, Engelbert & B.L. Lipawing. Théologie, libération et cultures africaines : dialogue sur l'anthropologie négro-africaine. C.L.E. ; Présence africaine, c1996.
Mveng, Engelbert. 1963.
Histoire du Cameroun. Paris, France: Présence Africaine.
Livre biographique sur Engelbert MVENG
Engelbert Mveng - La plume et le pinceau un message pour l'Afrique du III ième millénaire (1930 - 1995) Jean-Paul Messina (Préface de Fabien Eboussi Boulaga postface de Jean - Roger Ndombi
Le Rapport Afrique noire/Egypte Ancienne chez Engelbert MVENG
Analyse de SIM Mi NSONKON Rémy
Dans son ouvrage - L'Afrique dans l'Eglise : parole d'un croyant (1985, Harmattan,
Paris), Mveng propose la création d'un Concile Négro-africain enraciné dans les
religions d'Isis et d'Osiris de l'Egypte pharaonique.
Dans le même document, il analyse la spiritualité négro-africaine :
La vie Consacrée Africaine
« La tradition africaine possède des formes de vie consacrée institutionnalisées: Elle sont
mal connues, peu étudiées. Elles plongent leurs racines dans la plus haute antiquité.
Leur modèle le plus ancien est le culte d'Isis et d'Osiris pratiqué depuis des temps
immémoriaux dans l'Egypte pharaonique, et dont l'origine est authentiquement négro-
africaine. Le mythe raconte qu'au commencement le Principe-Père, Geb (la Terre), et le
Principe-Mère, Nut (le Ciel) s'unirent et mirent au monde quatre fils : deux garçons et
deux filles. Les deux garçons étaient Osiris et Seth et les deux filles, Isis et Nephtys.
Ces enfants formèrent deux couples, d'un coté Isis et Osiris, de l'autre Seth et Nephtys.
Les premiers forment le couple du bien, de la lumière, de la vie, de l'amour ; les seconds
forment le couple du mal, des ténèbres, de la mort, de la haine. Ces deux couples sont
en perpétuel conflit.
Le mythe ajoute qu'Osiris, l'aîné, était noir, grand de taille et beau. Il connaissait la
danse, la musique, tous les arts et le secret de guérir les maladies. Il parcourait le monde
pour civiliser et soulager les hommes en les libérant de tous les maux. Devenu
successeur de son père comme roi, il attira la jalousie de Seth et de Nephtys qui le
mirent à mort, coupant son corps en petits morceaux et le jetant à la mer. Isis, soeur
d'Osiris, décide alors de récupérer tous les morceaux du corps de son frère. Elle
parcourt le monde, ramasse les morceaux un à un, reconstitue le corps de son frère, et
grâce à des prières et à des incantations magiques, son amour ramène Osiris.
Pour offrir la même chance à d'autres hommes, elle fonde alors le culte initiatique d'Isis
et d'Osiris. Dans ce culte, l'initié doit reproduire la vie, les souffrances, la passion, la
mort et la résurrection d'Osiris. Il doit s'identifier à Osiris, devenir Osiris.
Le plus ancien culte initiatique connu comporte ainsi un plan simple en trois étapes :
1. La révélation et l'apprentissage des mystères d'Osiris, c'est l'étape de la gnose.
2. La reproduction de la passion et de la mort d'Osiris
3. Le retour à une vie nouvelle et l'accès à l'immortalité par identification à Osiris.
Ce plan , faut-il le dire, se retrouve dans tous les cultes initiatiques africains.
La signification profonde des rites d'initiation, en Afrique, n'apparaît pas clairement
dans l'abondance littérature que l'ethnologie occidentale a consacré à ce sujet. Presque
la totalité des auteurs n'y voient que des rites de passage et des écoles d'entraînement
militaire et d'intégration sociale pour les classes d'âge (L'Afrique dans l'Église, paroles d'un croyant, L'Harmattan, 1985, Paris, pp.45-46). »
Un entretien avec Engelbert Mveng - Extrait de Théologie, Libération et Cultures Africaines - Dialogue sur
l'anthropologie
négro-africaine, Engelbert Mveng/B. L. Lipawing, Éditions CLÉ/Présence Africaine,
1996, p. 90-91
Question de B. L. Lipawing :
Il n'en demeure pas moins que certains chercheurs isolés, dans cette quête
d'épistémologie
africaine, s'insèrent encore dans des modèles marxistes ou capitalistes au lieu de
chercher une vie africain...ce qui, de toute évidence, favorise la dispersion des énergies
absorbées par ces différentes écoles occidentales.
Réponse d'Engelbert Mveng :
Cela vous explique la position des savants africains qui
préconisent une approche épistémologie africaine authentique et originale. C'est le cas
de
Cheikh Anta Diop ; c'est ce qui a fait le succès du livre du prince Dika Akwa Nya
Bonambela sur le « Nyambéisme ». Voila pourquoi, dans le cadre de la réflexion
philosophique et théologique africaine, nous posons comme point de départ
l'anthropologie, c'est-à-dire l'homme comme sujet et objet de la pensée créatrice. Nous
posons également que, pour l'étude de notre contexte africain, des catégories autres que
celles du capitalisme et du marxisme doivent être élaborées par nous-mêmes. Ainsi le
concept d vie, de mort ou de paupérisation anthropologique rend beaucoup mieux
compte de nos réalités.
Nous savons que c'est un travail ardu et qui se heurte aux barrages des préjugés, à
l'intérieur comme à l'extérieur de l'Afrique. Mais la recherche de la vérité est la
condition nécessaire et la première démarche pour notre libération.
Question de B. L. Lipawing
L'Anthropologie négro-africaine figure en bonne place dans votre ouvrage L'Afrique
dans l'Église : parole d'un croyant (1986, L'Harmattan, Paris). A coté des mythes et
légendes africaines, vous situez la présence des civilisations égyptiennes.
Réponse d'Engelbert Mveng :
Votre remarque concerne notre référence à l'Egypte
pharaonique. Les oeuvres de Cheikh Anta Diop et de Théophile Obenga ont déjà
répondu à cette question. Les spécialistes des religions égyptiennes, depuis le siècle
dernier (XVIIIe siècle), avaient déjà répondu à cette question ; je vous renvoie aux
ouvrages de l'Anglais Wallis Budge sur le culte d'Isis et d'Osiris. Tous avaient découvert
la parenté foncière entre les religions de l'Egypte pharaonique et celles de l'Afrique
noire. La conception de l'au-delà, les rites initiatiques, l'affrontement vie/mort et le
triomphe de la vie sur la mort se retrouvent systématiquement dans les deux
civilisations.
Quand nous parlons de référence à l'Egypte pharaonique, il ne s'agit pas d'une
opinion
arbitraire ; il s'agit d'une analyse rigoureuse de notre contexte culturel et historique.
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