Le Sphinx de Gizeh. Ancienne empire de l'Egypte pharaonique.

COMPTE RENDU DE LA CONFERENCE, DU PR. THÉOPHILE OBENGA, DU 26 SEPTEMBRE A TOULOUSE ORGANISEE PAR L'ASSOCIATION KEMIT

Source : Senny Diogene de l'Association Kemit [11/10/04]

Autres documents sur le Pr. Théophile OBENGA :


Concept of Maat in Kemetic Philosophy
Pourquoi dit-on que l'Egypte ancienne était nègre ?
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LE COLLOQUE



Programme :

1- Parole au Président de l’OMN : M.

2- Parole à la Présidente de KEMIT : M.

3- Parole au Modérateur : M.

4- Parole au Présentateur de M. OBENGA : M.

5- Parole au Conférencier M. Théophile OBENGA


La conférence du Professeur Théophile OBENGA a porté sur l’Université Africaine dans le cadre de l’Union Africaine.
La réflexion du professeur Théophile OBENGA met en évidence un scénario en 7 points.

1. Analyse de la mondialisation ou la globalisation


Il commence par analyser la question de la mondialisation ou de la globalisation. Pour lui, la mondialisation n’est pas un phénomène récent dans l’histoire européenne. C’est un vieux schéma qui est redéployé sous des noms différents. C’est un phénomène cyclique qui met en évidence la dynamique européenne pour la quête des marchés.
Il relie les schémas de l’antiquité à nos jours. Pour les grecs anciens, le reste de l’humanité était des barbares. Pour les romains, le monde méditerranéen était le leur. Ils étaient en droit de faire la guerre pour dominer la méditerranée. Aussi bien pour les grecs que les romains, le schéma de domination primait.
Ce schéma a continué avec l’esclavagisme occidental sur le peuple africain. L’esclavage pratiqué par les Européens sur les Africains, la colonisation et la néo-colonisation ont engendré les séquelles. L’Afrique a donc les séquelles de 6 siècles de tragédie. Il faut donc que les Africains arrêtent ce schéma de domination occidental sur eux.

2. Pourquoi l’occident domine le monde ?


L’occident domine le monde parce qu’il a mis en place un système éducatif qui est fort. Un système qui produit des savoirs, une philosophie de l’éducation. L’étude du système éducatif européen est donc important. Les philosophes tels que Hegel, Heidegger ont pensé la question. Pour eux, ils étaient question de quitter l’état de nature pour aller à l’éducation, de la barbarie à l’humanité. Cependant, il importe de rappeler que même avec l’éducation, on ne quitte pas toujours l’espace de la barbarie. Notons que l’espace occidental n’est pas le seul espace d’éducation. Le problème pour nous Africains est que l’espace occidental est devenu pour nous notre seul référentiel en matière d’éducation. Nous ne nous interrogeons pas sur notre héritage culturel. Qu’est-ce que l’on peut en tirer du paradigme éducationnel pharaonique.

Une analyse rapide du paradigme pharaonique montre que pendant 35 siècles d’histoire égyptienne, il n’y a pas eu de prisons en Egypte. Il n’y a pas eu de système de production basé sur l’esclavage. Et, la femme a un statut égal à celui de l’homme, elle est la sœur de l’homme, l’épouse et la maîtresse de maison (chargée des affaires domestiques, les hommes n’entrent pas dans la cuisine). Le développement est harmonieux et basé sur la MÂAT.

Or, notre référentiel occidental est caractérisé par la violence politique-le sang (même le sang des rois a coulé), par un système de production basé sur l’esclavage et un statut de la femme qui est inférieur à celui de l’homme. En Grèce, la femme a le statut de la mariée, la procréatrice, la prostituée et la maîtresse. Le développement est quantitatif, les chiffres priment même si le nombre des sans abris est important. La valeur intrinsèque de l’homme est méprisée. Le système occidental crée les minorités culturelles, les minorités humaines, les pays dits pauvres par rapport aux pays dits riches.

3. Faut-il continuer à utiliser ce référentiel qui nous mène à la catastrophe ? Faut-il pas renaître ?


Prenons nous-même des initiatives. Pensons l’Etat Fédéral de l’Afrique. Pensons l’Université Africaine dans le cadre de l’Union Africaine. Ceci nous amène à l’idée de renaissance.
La renaissance est un phénomène très courant. Lorsque l’on a vécu un malheur, on fait un diagnostic de la cause de ce malheur, ce qui est la conscience. Après cette prise de conscience, on se reconstruit, c’est la renaissance. Le japon de l’ère Meiji est un exemple de la renaissance. La modernisation du Japon est la résultante de la prise de conscience faite par l’empereur Meiji. De tout temps, il y a eu la renaissance. Après la deuxième guerre mondiale, Churchill émet l’idée de la renaissance européenne pour éviter les guerres interminables en Europe.
Pour nous Africains, les séquelles de l’esclavage occidental, de la colonisation occidentale et de la néo-colonisation, des compromissions entre l’élite dirigeante africaine et les « amis » européens font de l’Afrique, le continent le plus appauvri, le plus meurtri. Les malheurs interminables nécessitent une prise de conscience, donc une renaissance. D’où la mise en place des scénarios pour notre futur.

SCENARIOS


Les points qui motivent ces scénarios :
- la mise en mouvement des capacités
- l’avancement des idées.

4. Echéancier 1 : 2005-2015 (durée 10 ans)


La prise de conscience est le maître mot pour le futur Africain. Car, il faut construire une nouvelle élite dirigeante. Pour y arriver, il faut une intense conscientisation africaine, une grande propagande pour faire germer l’idée de la « Renaissance Africaine ». Il faut répandre l’idée de façon intensive :

- mobilisation ;

- réveil ;

- nouvelles élites façonnées ;

- l’histoire, c’est l’énergie ;

- faire émerger une nouvelle culture ;

- culture panafricaine ;

- éducation systématique sur cette idée ;

- des réseaux dans les diasporas

- même vision.
Pour cela, il faut qu’à terme soit créer un congrès mondial africain qui regroupe :

- la diaspora

- les intellectuels

- les hommes d’affaires.
Deux personnalités panafricaines de réputation mondiale doivent être nommées Un sur le continent, Président Fondateur de l’Union Africaine: MANDELA
Un représentant de la diaspora, Secrétaire Général de l’Union Africaine : Jessie Jackson
Dans la nouvelle vision des Africains, une nouvelle logique doit être créée. Car, nous ne devons pas perdre l’idée selon laquelle dans un système d’oppression, on ne libère pas l’autre. Il faut alors que notre libération est notre affaire personnelle, nous devions donc compter sur toutes nos forces vives. Dans cette mobilisation, le rôle des artistes est de plus en plus apprécié. Il importe de mettre l’accent sur la richesse de notre espace culturel qui est dix fois celui des Etats-Unis.
Comme tout projet, le financement est aussi à penser. Car rien ne sert de faire des simulations en n’oubliant la variable financement. Les exemples de tels oublis sont foisons dans l’Afrique actuelle.

5. Echéancier 2 : 2015 – 2030 : FINANCEMENT (durée 15 ans)


Comme il n’y a pas de plan marshall, ni de réparation, il faut trouver des moyens, la dette vis-à-vis des pays occidentaux a montré ses limites. Le professeur Obenga propose la dette auprès du gouvernement chinois ou d’autres partenaires, ça existe. Il faut éviter la banque mondiale et le fonds monétaire international. Même les Américains évitent le FMI et la BM. Les Etats-Unis ont du s’endetter auprès de la Chine pour faire la guerre en Irak. Les projets sont :
- Grand projet d’électrification de tout le continent ;

- Nos propres structures bancaires ;

- L’Université Africaine

- Institut et Centre de Recherche en Afrique pour éviter le phénomène de fuite de cerveaux

- Penser l’industrialisation de l’Afrique

- Penser l’intégration Africaine

- Eviter l’idée du partenariat dans le monde. Ce sont les échanges qui existent, chacun apportant sa connaissance, son industrie. Personne ne développe l’autre, chacun se développe.

6. Echéancier 3 : 2030-2050 : Penser un Etat Fédéral d’Afrique (durée 20 ans)

Avoir une lecture Africaine de

- la géopolitique

- la géostratégie

- la géomilitaire.

- Envisager un programme nucléaire africain ;

- Avoir un calendrier réaliste et réalisable.

7. Echéancier 4 : 2100 (Exploration Spatiale des Africains)

Nous faisons partie du génie humain

La résignation est du royaume des morts. Il est vrai que osiris est le roi du royaume des morts. Nous sommes dans le royaume des vivants, il faut être des bâtisseurs comme les pharaons de leurs vivants.
Dans ce qui vient d’être présenté, il faut des leaders sur le continent. Nous pouvons citer les pays tels que :
- le NIGERIA
- l’AFRIQUE DU SUD

- l’EGYPTE

- la LYBIE
Pour y arriver, il faut une nouvelle culture, une nouvelle élite qui promeut la générosité (et non l’égoïsme entre les pays africains), l’intelligibilité (en taisant nos susceptibilités), les lumières. Nous devons privilégier les lumières et éviter les ténèbres.


De la renaissance africaine à la renaissance planétaire.


Mission Africaine : En tant que le premier homo sapiens, nous avons les devoirs. Notre capacité de pardon nous plonge dans le paradigme d’Akhenaton. Avec la Maât, Dieu a créé tous les êtres humains égaux. Dans le monothéisme révélé, celui d’Abraham, il existe des esclaves.


Avec la Maât, nous faisons l’évolution et non la révolution. L’Egypte est une plénitude culturelle. C’est le bonheur, la paix sociale (hotep), c’est la convergence des choses essentielles de la vie et non leur séparation, comme c’est le cas en Occident. Les mythes sont intégrés dans le gouvernement des hommes, ce qui n’est pas le cas en Occident où les dichotomies radicales sont courantes. Dans l’Egypte pharaonique, le divin est dans l’humain et l’humain dans le divin. La vie est célébrée Conclusion : Pour un échange des vues
Le réel est imprévisible pour tout le monde. Pour que le réel soit, il faut faire des scénarios. Sans scénarios, nous allons vivre dans l’irréel. La situation actuelle étant catastrophique, il faut précipiter sa mort en ne faisant aucun compromis. Faisons mourir l’existant, qui est mauvais, pour faire naître une nouvelle élite. Il faut que l’on aille au-delà des scrupules. Il ne faut pas toujours excuser. Nous sommes tombés dans les ruses de l’histoire occidentale. Nous avons été modérés, progressistes, non alignés. Nous avons pratiqué le suivisme au niveau politique. Nous avons confié notre capacité de réflexion et d’analyse aux étrangers. Nous avons été incapables de limiter les convoitises extérieures. Nous ne nous méfions pas des incertitudes. Il n’y a pas de justices, ni de dynamisation des énergies. Nous refusons de la critique. Nous n’avons pas d’idéal commun. Nous ne nous imposons pas d’autodiscipline. Nous ne capitalisons pas l’expérience des aînés. Il nous faut une nouvelle pédagogie, une nouvelle éducation, l’urgence s’impose.


Les questions des auditeurs :

1. L’efficience du fonctionnement de l’Université Africaine au regard de nos difficultés inter-étatiques.
2. La place de la femme dans la société africaine
3. Retour ou une éducation basée sur les valeurs fondamentales de la Mâat
4. La place des africains vivants à Haiti auprès de ceux d’Afrique

Les Réponses du professeur Théophile Obenga :

Réponse à la question sur la place de Haïti en Afrique (4) : Les Africains vivants à Haïti, aux Antilles, à Cuba, etc. et ceux vivants dans le continent se sont mutuellement ignorés. Leur ignorance mutuelle a été alimentée par les ex-colons. Ils ont créé des conflits entre les Africains vivant en Afrique et ceux de la diaspora. Si nous surmontons les ignorances mutuelles, il y a des moyens pour réétablir des coopérations entre Haïti et les pays Africains. Haïti est la première république Africaine dans le monde, mais il n’existe aucun rapport diplomatique entre les pays Africains et Haïti.

*Il est important de bâtir une solidarité avec la diaspora. Ce sont les chinois de la diaspora qui ont aidé le pays-la chine à avoir la puissance nucléaire.

*Il est important de reconnaître aux antillais leur africanité. Réponse à la question sur la mâat (3) : De façon brève la mâat a 5 réalités

- le réel divin

- le réel cosmique-naturel

- le réel de l’organisation sociale

- le réel de la société elle-même

- le réel de l’individu. La mâat fait que j’établis mon rapport avec le divin en tant qu’homme. La nature physique, le cosmos, j’entre en contact avec eux. Pour mon harmonie, je suis en contact avec l’état, la société, la famille (la base). Je suis aussi en harmonie avec moi-même, mon intégrité. Avec la mâat, nous faisons la quête d’une harmonie complète. En Egypte pharaonique, il y a une culture du rite, du symbolique. Bois à ton ka c’est-à-dire bois à ton esprit. Et non bois à ta tête tel que nous le faisons aujourd’hui avec le chin-chin.

Réponse à la question sur la femme (2) : La femme en Egypte, la matrice de la culture africaine, est l’épouse, la maîtresse de maison, la sœur (senet). La femme peut demander le divorce. Elle avait une liberté sociale, de l’éducation. Il existait des femmes médecins, des femmes prêtresses, des femmes scribes et des femmes pharaonnes. Le corps de la femme est la grâce suprême. Les femmes ont le pouvoir.
Réponse à la question sur l’université africaine (1) :
Le contexte doit être favorable. Il faut :
- changer le cadre mental ;

- bâtir des villages universitaires ;

- assigner les missions à l’université africaine

- résoudre le problème de faim

- faire des choses pratiques

- résoudre le problème de la santé en Afrique

- mettez vos cerveaux au service de l’Afrique. Vous êtes liés à l’Afrique, par l’existence, la forme, l’essence, le sang, l’héritage, le cordon ombilical

- faire un état de lieu de l’Afrique telle qu’elle est en interne (situations dramatiques) en externe (situations dramatiques). Nous sommes exclus de la conscience des autres, nous ne dramatisons rien.

Les questions des auditeurs :

1. les questions des religion islam/chrétien en Afrique, la place de la famille dans la civilisation

2. les problèmes de réparations de l’esclavage occidental sur le peuple africain

3. la question sur le fait que les Africains sont trop théoriques et peu pratiques

4. la question sur le coût élevé en Afrique des livres écrits par les Africains pour les Africains, alors qu’ici, il est facile de les procurer au regard des revenus importants

5. La question sur la thèse de Cheikh Anta Diop

Réponses du professeur Théophile Obenga


Réponse sur la thèse de Cheikh Anta Diop (5) : L’histoire est l’incarnation de l’esprit. La vraie thèse Cheikh Anta Diop est la réfutation du paradigme hégélien et la lecture du monde qui l’accompagne.
Pour Hegel, l’Orient est servile, la Grèce est caractérisée par la liberté, mais l’esclavage est une réalité qui la limite. La Rome est aussi marquée par la liberté, mais les romains sont des sanguinaires. Pour lui seul le peuple allemand est chéri de liberté. Pour Hegel, l’Afrique n’existe pas. Elle n’a pas de lois, pas de raisons, c’est le règne de l’arbitraire. Il décide d’exclure l’Afrique de l’histoire de l’humanité. Pour lui, le fait que dans sa théorie, l’Afrique n’a ni passé, ni présent, ni futur, il faut mettre les africains en esclavage. Il faut des maîtres pour éduquer l’Afrique. Dans sa philosophie de l’histoire, l’Afrique est à l’enfance de l’humanité.
Cheikh Anta Diop a émis un autre paradigme. Il a renversé la perspective hégelienne de l’histoire universelle qui excluait l’Afrique et a réintroduit l’Afrique dans l’histoire de l’humanité. Il a montré que l’Egypte pharaonique fait partie de l’histoire Africaine, qu’après la chute de l’Egypte pharaonique, l’histoire Africaine a continué avec la création des premiers royaumes Africains jusqu’à la période coloniale, et de celle-ci à nos jours.

Réponse sur le coût des livres en Afrique (4) : si le revenu journalier de l’africain moyen est de 1 dollar par jour, acheté un livre qui a une valeur de 20 dollars est cher. Cependant, le coût du matériau et du travail menant au produit fini qu’est le livre est au-dessus de 1 dollar. Il est peut être plus intéressant que les associations militantes comme les vôtres achètent les livres ici et les expédie à fonds perdus en Afrique pour rendre leur accès facile au pays.

Réponse sur la dichotomie entre la théorie et la pratique (3) : la théorie, c’est la compréhension. On ne peut pas séparer la théorie de la pratique : comprendre de façon abstraite et le transformer. C’est un faux débat qui ne se pose plus aujourd’hui.

Réponse sur la question des réparations du crime de l’esclavage des africains par les occidentaux (2) : Le problème de réparation est un problème de droit, de justice. Il faut identifier le coupable et le traîner en justice. Sans coupables, pas de réparations. Les Etats doivent se mêler aussi de ces questions.

Réponse sur la problématique religieuse et sur la famille, toutes les religions prêchent le même message celui de l’amour, la paix, mais c’est encore certaines personnes qui détournent les religions de leur mission originelle. La famille joue un rôle de base dans la civilisation.

Les points rappelés constamment par le professeur Théophile Obenga - Insistance sur
- notre opinion sur ce qui se passe dans le monde (chaque communauté a sa lecture du monde)

- notre absence d’énigmes : pas de secrets, pas de stratégies

- notre absence de dramatisation de notre situation dans le monde

- les problèmes de fonds

- notre place au 21ème siècle

- les outils d’avenir :

- Exigence d’une agriculture industrielle afin de nourrir le continent

- Exigence des barrages pour électrifier toute l’Afrique, car le continent est énergétique

- Equipons le continent en infrastructures modernes

- Aux aînés, à nous, de préparer l’Avenir des enfants.
Depuis le 16ème siècle nous ne faisons que subir, il nous faut lire le monde.

- commençons par connaître l’Afrique

- Faisons un travail de collectes des différents aspects de notre patrimoine ancestral

- Commençons par les choses simples

- Créons un outil linguistique pour nous unir

- Aucune culture n’est inférieure

- Le nombre, l’union et les finance font la force Nous jeunes : quelle est notre lecture du monde.

Démarche d’analyse du monde :

• méthodologie

• enjeux

• propositions

• explications
L’importance d’un contexte favorable. Un contexte défavorable a pour conséquence de privilégier les intérêts des étrangers. La politique se fait dans un contexte. Les rapports de force sont des contraintes à prendre en compte. Il y a aussi le problème des sociétés sécrètes. Et il faut éviter de faire le cavalier seul d’où la nécessité de rester uni et solidaire face au défi à relever. Il faut aller petits à petits. Il faut garder le cap.

Association Kemit : http://kemit31.free.fr/phpBB2/index.php Panafricainement,
Hannibal

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