Le Sphinx de Gizeh. Ancienne empire de l'Egypte pharaonique.

SIDA


Lutte contre le sida: Les stars déferlent à Douala (Cameroun)

Richard Bona, Passi, Jacob Desvarieux, Jocelyne Labylle, Cheela et Lynnsha ont débarqué avant hier en grandes pompes pour se produire et sensibiliser contre le sida...

Yaounde, le 28 Novembre 2003 : L’airbus d’Air France atterrit sur le tarmac de l’aéroport international de Douala et le service d’ordre fait reculer tous ceux qui se pressent devant l’aérogare. Mercredi, de nombreux jeunes sont venus accueillir les stars de la chanson attendues dans la capitale économique pour des spectacles et pour la sensibilisation contre le sida. Il y a d’une part, invité par un opérateur de téléphonie mobile, Passi, accompagné de son groupe " Dis l’heure 2 Zouk " avec Jacob Desvarieux, Jocelyne Labylle, Cheela et Lynnsha. Et il y a d’autre part, convié par le Lion’s Club Orchidée de Douala, monsieur Richard Bona, son dernier album, " Munia ", et la nouvelle coiffure qui va avec. Affiches, posters, tee-shirts, casquettes, fanfare et autres orchestres, tout y passe.

La police semble être sur les dents et installe carrément un cordon de sécurité. Dix, vingt, trente minutes et l’on ne voit rien venir. La presse en tout cas n’a pas le droit d’accéder au hall de débarquement. Une indiscrétion fait savoir que les artistes se trouvent depuis leur arrivée effective dans le salon VIP. Et c’est parti pour un véritable gymkhana à travers les couloirs et les escaliers de l’aéroport. Ce n’est pas les barrières de police qui manquent. Mais comme les commissaires sont toujours plus compréhensifs, la presse peut passer et approcher les stars installées dans le douillet salon. Futés et maîtrisant les us de l’endroit, les animateurs des radios urbaines avaient le bon tuyau. Ils sont déjà là qui travaillent les hôtes au corps. Interviews en direct par-ci, photos par-là.

Jocelyne Labylle est là, afro pimpant et sourire éclatant. La petite Cheela aussi, juchée sur des talons très hauts. Il y a bien sûr, Jacob Desvarieux, réservé comme toujours et Passi qui n’arrête pas de téléphoner. Jusque là, personne ne sait encore que Richard Bona a emprunté le même avion que le premier groupe. Soudain, il apparaît avec des lunettes un brin futuristes. Mince ! Tout de simplicité, il bavarde avec les happy few qui se trouvent là, fait des photos, répond à des questions de reporters avant de se plaindre d’une petite fatigue. Ciel, qu’il est gentil le Bona… La " Bonatology " à coup sûr. Il donnera une conférence de presse plus tard. Pour l’instant, les stars doivent quitter l’aéroport. C’est sans compter avec l’hystérie des fans qui empêchent presque les artistes de prendre place dans les voitures. Tout est heureusement bien qui… commence bien et la caravane de Passi s’ébranle pour un tour d’honneur de la ville. Samedi, elle se produit gratuitement sur la Place du gouvernement à Bonanjo. Vendredi au cinéma le Wouri, puis le lendemain au Sawa, ce sera le tour du grand Bona. Et c’est à Douala que se passe.

Source: Stéphane TCHAKAM, Cameroon Tribune


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