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TRANSPORT
Transports : L'Afrique centrale cherche sa voie.
Par Constant R. Sabang
Le Quotidien Mutations du MERCREDI, 17 DECEMBRE , 2003
S'il est un domaine dans lequel l'Afrique centrale accuse un retard considérable, c'est celui des équipements et infrastructures de transports. Lorsqu'ils ne sont pas insuffisants ou n'ont aucune couverture sécuritaire, ils s'avèrent généralement en mauvais état et ne bénéficient d'aucune attention particulière. De ces travaux d'entretien et de réhabilitation susceptibles de rallonger de manière substantielle leur durée de vie. Et dans les pays qui ont connu ou qui connaissent des conflits armés, la situation est encore plus alarmante. Et lorsqu'on ajoute à tout cela les contraintes physiques liées au relief relativement accidenté et des coûts de construction et de travaux élevés que cette situation entraîne, on imagine d'ici l'immense défi auquel sont confrontés les pays de la sous région. Pour qui l'intégration passe surtout et avant tout par le transport... En somme, la situation du secteur dans la sous région, en dépit de quelques progrès enregistrés dans certains pays, grâce entre autres à l'assistance de certains partenaires au développement, est globalement catastrophique.
Un constat que l'on a pu encore noter hier, au premier jour du " Forum sur les infrastructures de transport et l'intégration régional en Afrique centrale " qui s'est ouvert à Yaoundé. La rencontre qui se referme demain, permettra également de recenser les sources de financement nécessaire au développement des infrastructures de transports dans la sous région. A ce propos justement, une récente étude montre qu'elles sont nécessaires à l'amélioration du secteur dans la sous région, on note qu'elles sont très importantes et que les pays, qui ploient déjà sous le poids de la dette, éprouvent d'énormes difficultés à consacrer des parts intéressantes de leur maigres revenus au financement de leurs infrastructures. Et généralement, lorsqu'ils ont besoin de l'assistance des bailleurs de fonds, ils se tournent vers eux en rangs dispersés.
Reste donc une solution plus réaliste : " mettre en place un cadre consensuel sous régional, qui servirait à de base pour les négociations en vue de mobiliser les investissement dans les domaines de transports ". Il s'agit d'une hypothèse envisagée par des experts voici un peu plus d'un an par des experts de la sous régional, pour qui " il [était] nécessaire de mettre à la disposition de la Communauté internationale une information fiable sur les priorités de la sous région ". L'autre objectif assigné à la réunion qui s'est ouverte hier à Yaoundé et qui regroupe près de 200 experts issus de 11 pays et d'une douzaine d'Institutions internationales, " adopter un plan directeur consensuel de transport en Afrique centrale qui servira de cadre pour ses négociations en vue de mobiliser des investissements dans le domaines d'infrastructures de transport ".
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