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La valeur financière des gisements africains de matières premières, connus à ce jour, s’élève à 46 200 milliards de dollars ! Pourquoi l’Afrique ne parvient-elle pas à valoriser une telle richesse qui équivaut à 13 fois le revenu annuel de la Chine ? Un patrimoine largement suffisant pour faire de ce continent une des premières puissances mondiales.

Un extrait du Dossier du Magazine Les Afriques: L’arnaque des juniors minières en Afrique

UNE ENQUÊTE MINUTIEUSE DE DAVID BEYLARD.

Le Cameroun, un cas d’école

Rapports d’intelligence économique sur 5 juniors minières :

1. GEOVIC MINING CORPORATION, une structure en pelure d’oignon
 

2. AFRICAN AURA RESOURCES LTD, une opacité parfaitement organisée

 

3. HYDROMINE INC, ni capitaux, ni expertise, ni personnel, ni bureaux

 

4. SUNDANCE RESOURCES LTD, des dividendes avant même d’extraire un seul gramme de minerai de fer

 

5. MEGA URANIUM LTD, des plus values considérables, mais zéro bénéfice au Cameroun


Les règles douteuses des bourses canadiennes


Quand le G20 fait la leçon aux petits paradis fiscaux …


La combine financière des penny stock trading


« L’Afrique peut cesser de brader ses gisements de matières premières » : Constat final et solutions proposées par David Beylard

 

 

 

Avec 12% de cette richesse, l’Afrique pourrait financer des d’infrastructures du niveau Européen

David Beylard a effectué un scan de cinq juniors minières qui se partagent l’essentiel des concessions du sous-sol camerounais. A la suite de cette recherche, il propose ses solutions.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR DOMINIQUE FLAUX, GENÈVE.

 

Les Afriques : Quelle principale leçon tirez-vous de vos investigations ?

David Beylard : Selon moi, les sociétés juniors minières que nous avons présentées n’apportent pas au Cameroun ce qu’un Etat est en droit d’attendre de partenaires auxquels il confie de tels potentiels de richesses, si stratégiques pour son développement économique.

 

LA : Vous qualifiez ces sociétés de penny stock trading . Comment peut-on les détecter ?

DB : Le gendarme de la bourse américaine, la Securities And Exchange Commission, considère toute société qui émet des actions sur les marchés financiers dont le cours est inférieur à 5 $ comme un penny stock trading. Pour les repérer, il faut obtenir la liste des actions des sociétés qui sont cotées à moins de 5 $ sur les marchés boursiers internationaux.

 

LA : Pourquoi ces sociétés sont-elles généralement cotées au Canada et incorporées dans des paradis juridiques ?

DB : Les bourses canadiennes n’obligent pas les sociétés minières à prouver leurs réserves. Sur une simple concession délivrée par un gouvernement, elles peuvent émettre des titres et réaliser des plus-values confortables avant mme d’investir un penny dans le pays qui leur a délivré ces concessions, et en échappant, de plus, à toute obligation fiscale, juridique, environnementale, sociale ou sanitaire.  

 

Le Dossier complet, sur abonnement, in http://www.lesafriques.com


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