KametRenaissance
Accueil.

Egypte Pharaonique.

Panafricanisme.

Diaspora.

Femmes Kamet.

Economie.

Sciences & Technologie .

Inventions Kamet.

Entreprises .

Culture.

Spiritualité.

Esclavage/Colonisation.

Géopolitique.

Vidéos.

Autres.

Accueil.
Egypte Pharaonique.
Panafricanisme.
Diaspora.
Femmes Kamet.
Economie.
Sciences & Technologie .
Inventions Kamet.
Entreprises .
Culture.
Spiritualité.
Esclavage/Colonisation.
Géopolitique.
Vidéos.
Autres.

Afrique- Cameroun: Dr Pandey , La médecine dite «traditionnelle» est une continuité de la médecine pharaonique

 

S'il faut mettre une statue dans la chambre d'un  jeune africain, ce sera bel et bien celle d'Imhotep, qui signifie « Celui qui vient en Paix »), est le véritable Père de la médecine. Cette deuxième partie avec Dr. Pandey, est consacrée à nos héros, héroïnes et à la Médecine. […) Beaucoup de leucodermes et certains mélanodermes appliquent ces rituels tout en ignorant leur origine.[...] les indications thérapeutiques du Tabernanthe Iboga, une plante sacrée qu’on trouve au Gabon. Elle fait partie de la famille des apocynacées. Cette plante rencontre actuellement un intérêt grandissant auprès des scientifiques du monde entier...

 

Monsieur Pandey, avant d'attaquer la seconde partie de cet entretien, y a-t-il, d'une manière traditionnelle, une différence entre un(e) Européen(ne) qui dépose une gerbe de fleur sur une tombe en parlant et d'un(e) Africain(e) qui verse l'huile ou autre chose sur la "tombe" en parlant?

 

Votre question suscite deux postulats: -l'intention qui soutient l'acte (le fond): l'Africain qui verse de l'huile (de palme) ou autre liquide (eau bénite, etc.) manifeste par cet acte sa "communion" avec l'Ancêtre qui l'a précédé dans l'Au-delà. Il veut aussi, par ce geste, solliciter son assistance sur le plan matériel afin de l'aider à améliorer sa vie matériel ainsi que celle de sa descendance. On dit dans la tradition africaine que "les morts ne sont pas morts. Ils sont dans le fleuve, dans les arbres, dans l'air, dans le feu, dans la terre" c'est-à-dire dans les 4 Éléments qui constituent la matière et dont toute chose y est issue. Les premiers chrétiens faisaient le pèlerinage dans les bords du Nil pour se "purifier" afin de bénéficier de la protection de la déesse Isis. La religion musulman et les religions chrétiennes ont adopté les rites et rituels ancestraux de nos Ancêtres. Beaucoup de leucodermes et certains mélanodermes appliquent ces rituels tout en ignorant leur origine. C'est le cas par exemple de la pose de la gerbe de fleur sur une tombe durant "Halloween".

 

-l'acte lui-même (la forme): l'eau bénite renvoie aux Eaux Primordiales et Abyssale du Nil. L'huile (de palme) renvoie à la "chaleur=énergie que produit la terre via la nature". Le feu est un puissant Élément de purification d'où l'usage de la bougie blanche dans les rituels chrétiens. Durant l'acte, il se crée une "fusion" entre le postulant et le défunt.

 

Sur le plan historique, pourquoi l'africain(e) a tendance à ne pas valoriser ses héros et ses héroïnes. Lorsqu'on parcours l'Afrique chaque année, c'est très rare de voir nos chefs d'État faire des cérémonies officielles au nom de ceux ou celles qui sont morts pour libérer l'Afrique ou autre...Que se passe t-il au juste et comment peut régulariser voir légaliser tout cela?

 

Chère Madame Seuleu, permettez-moi de vous signifier quelque chose d'assez fondamentale. La plupart des personnes qui sont à la tête de nos États sont des dignes fils de Louis Paul Aujoulat et de Jacques Foccart. Ils font partie de la Grande Loge Nationale de la Franc-maçonnerie Française et dont tenu de respecter les "règles" de l'Ordre (une frange de l'Ordre). N'oubliez pas qu'ils ont également un "cahier de charge" ourdi par l'ancienne cellule africaine de l'Élysée. Il appartient donc à la nouvelle génération consciente kamite de (ré)poser les bases d'une renaissance africaine au sens strict du terme. La redéfinition de l'identité culturelle devient incontournable.

 

Beaucoup d'Africain(e)s portent des noms des héros Européens et héroïnes Européennes. N'avons-nous pas aussi des héros et des héroïnes?

 

Les héros kamit(e)s sont légions: Kimpa Vita dans la région du bas-congo, N'Zinga, Imhotep (="Celui qui vient en paix", 2700-2620 avant notre ère), le véritable Père de la médecine, Haschepsout, Toutmosis III, Akhénaton, Nârmer (="poisson-chat", Ménès ou Mény="Le Fondateur", vers 3200 avant notre ère) fondateur de la première dynastie selon l'historien Manéthon, Lumumba, Sankara, Samory Touré, Chaka Zulu, etc.

 

S'il faut cacher quelque chose aux Africain(e)s, il faut le mettre dans un livre, disent certaines personnes. Est-ce que les historien(ne)s Africain(e)s ne peuvent pas se réunir pour sortir enfin un livre sur nos Héros et héroïnes? N'est-il pas temps de le faire?

 

Plusieurs ouvrages ouvrages pour célébrer nos Ancêtres sont sur le marché. Mais, la diffusion se fait très progressivement. Depuis la parution de Nations Nègres et Culture du Pr Cheikh Anta Diop aux éditions Présence Africaine en 1954, plusieurs auteurs kamit(e)s publie régulièrement sur notre histoire. Des Colloques sont tenus en France, en Allemagne, aux Antilles françaises (Guadeloupe, Martinique); et  dans certains pays d'Afrique pour diffuser autant que possible les Humanités Classiques Africaines. À l'Université Temple aux USA, le Pr Molefi Kete Asante, appuyé par la Doctoresse Ama Mazama sont à l'origine de la création d'un département d'étude des civilisations négro-africaines sanctionnée par l'obtention d'un PhD. Le Pr Aboubacry Moussa Lam poursuit les même efforts à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. L'Institut Africamaat et l'Institut Khepera à Paris poursuivent dans la même lancée. Mais, comment procéder à une diffusion le plus large possible avec des moyens limités?

 

Parlons-en un peu de la médecine, quelles différences existent-il entre la médecine dite "traditionnelle" (savoir endogène) et la médecine dite "moderne" (savoir exogène)?

 

La médecine dite « traditionnelle » est une continuité de la médecine pharaonique. Elle tient compte de toutes les composantes humaines : spirituelle et matérielle. Fondamentalement, la médecine dite « moderne » est une copie falsifiée et plagiée de la médecine de la période pharaonique

 

S'il faut revoir l'enseignement de la médecine en Afrique, que proposez-vous?

 

Contrairement aux enseignements dispensés dans les Facultés de médecine de nos jours, c’est Imhotep (« Celui qui vient en Paix ») qui est le véritable Père de la médecine. Cet imposant personnage négro égyptien qui a vécut 2700-2620 avant notre ère, Djati (sorte de Premier ministre) du Pharaon Djozer, mathématicien, scribe et astronome a rigoureusement rédigé bon nombre de Traités médicaux et dispensés des enseignements dans le Temple de Men Nefer (Memphis). Hippocrate de Cos (460-370 avant notre ère), a été initié à la science médicale en l’occurrence la dissection et la physiologie dans cet illustre Temple. Il faut également une volonté politique pour mettre sur pied des industries pharmaceutiques partout en Afrique pour mettre en évidence les substances pharmacologiquement actives des plantes médicinales. Nos forêts sacrées recèlent des miracles au sens strict du terme. J’appelle tout Clinicien à faire un effort de dépassement pour se rapprocher de ceux qu’on nomme de façon maladroite « guérisseur traditionnel ». Il faut une Historisation de la Science.

 

De plus en plus nous entendons parler de la maladie d'Alzheimer, sclérose en plaque, dysesthésie post - AVC des membres. Peut-on savoir si ces maladies ont existé au temps des pharaon(ne)s?

 

Tout d’abord, permettez-moi de définir ce qu’est une « maladie » au sens négro-égyptien du terme. La « maladie » survient lorsque l’Homme n’est plus en harmonie avec les Plans Supérieurs, lorsque son Ka (âme) s’est « trompé » de chemin (Confère Textes des Pyramides, chapitres 1040, 1230, 1466, 2063). Chez le peuple Zarma du Niger par exemple, l’Homme (baro) est une unité de 3 éléments : le ga (corps), le bya (double) et le fundi (force vitale), animant à la fois le ga et le bya. La maladie signifie des troubles purement somatiques qui affectent le ga ou encore des troubles du comportement qui sont relatifs au bya. Dans ce dernier cas, tout un rituel est déployé pour guérir le patient de façon initiatique et la valeur psycho-thérapeutique du rituel est indéniable. La dysesthésie (trouble de la sensibilité superficielle) post-AVC s’inscrit dans cette dernière catégorie. En l’état actuel des connaissances historiques, aucun papyrus médical ne met en évidence la maladie d’Alzheimer et la sclérose en plaque en Égypte ancienne.

 

De nombreuses personnes meurent en Afrique à cause du Paludisme, choléra, etc.... Certaines personnes pensent qu'il faudrait plus investir dans la propreté de l'environnement que dans la recherche des médicaments qui selon eux empoisonnent plus l'Africain(e). Partagez-vous cet avis? Si non peut-on savoir comment les habitants de l'Égypte ancienne combattaient de telles maladies (au cas où cela aurait existé)?

 

Votre question est très intéressante Madame. La Chine est devenue une véritable concurrente des firmes pharmaceutiques occidentales uniquement à partir d’un retour en force sur la médecine dite naturelle. Elle exploite rationnellement ses plantes médicinales et celles qui se trouvent dans les forêts de l’Amazonie et des Indes pour étendre son influence mondiale sur le plan de la production des Nouvelles Entités Chimiques. Je peux citer pour exemple l’hôpital Pédiatrique Chantal Biya de Yaoundé (Cameroun) où ils les médecins chinois soignent les patients avec des extraits des plantes chinoises. Les plantes médicales chinoises existent massivement dans nos forêts sacrées. Ceux qu’on nomme Nganga (« Guérisseurs traditionnelles ») en utilisent quotidiennement et ce, depuis l’Égypte ancienne pour soigner plusieurs affections dont la médecine dite « moderne » est parfois impuissante à juguler.

 

 

 

Pourquoi ne pouvons-nous pas

créer des industries pharmaceutiques pour mettre en évidence les principes actifs de ces plantes?

 

Depuis quelques années, je me penche sur les indications thérapeutiques du Tabernanthe Iboga, une plante sacrée qu’on trouve au Gabon. Elle fait partie de la famille des apocynacées. Cette plante rencontre actuellement un intérêt grandissant auprès des scientifiques du monde entier lié à ses différentes applications pharmaceutiques, notamment dans les traitements de lutte contre la dépendance à certaines drogues dites dures (LSD, Cocaïne, etc). Les recherches les plus récentes indiquent que la  18-Méthoxycoronaridine a une activité anti-VIH, offrant ainsi une perspective très intéressante en tant que médicament capable de traiter deux des vecteurs de troubles liés à: la dépendance chimique et le VIH. Elle est particulièrement efficace sur les immunopathies (maladies sur système immunitaire). Les recherches sont menées au Canada, aux Etats-Unis, en France, aux Royaumes Unis et dans d’autres pays occidentaux. Aucun gouvernement Africain n’effectue des recherches cliniques sur cette plante.

 

Lire la première partie de cet entretien sur ce lien

 

© Camer.be : Interview réalisée par Lydie Seuleu,

Paru le Vendredi 13-08-2010 01:01:12   


COMMENTAIRES


Conception: SIM NSONKON Rémy. | Kamet Renaissance © Copyright 2003-2010